Rue89, Bakchich et Mediapart sévèrement jugés

Posted on janvier 14, 2008
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rue89_logo.gifPas moins de deux enquêtes cette semaine dans des hébdomadaires de référence sur les “nouveaux médias” du Web. Rue89.com, Bakchich et mediapart. Le Nouvel économiste en fait sa Une et l’Express consacre au phénomène deux pages d’enquête. Qu’en est il effectivement ? Le ton des deux enquêtes est similaire. Si les auteurs s’accordent sur la qualité éditoriale des nouveaux médias internet, les deux s’interrogent sur le modèle économique des trois principaux nouveaux médias que sont Rue89, Bakchich et Médiapart et laissent plâner le doute sur la viabilité de ces supports. Voici quelques éléments destinés à répondre à ces questions.

Le trafic

En forte hausse pour les médias Web. Si le site du journal quotidien lemonde caracole largement en tête devant ses principaux concurrent, libération et lefigaro en tête, la fréquentation se compte, à l’instar de l’impression papier en centaine de milliers de lecteurs. Rue89.com annonce avoir dépassé le million de visiteurs Unique/mois. Ce qui correspond en terminologie Web à quelques 2 à 3 millions de pages vues chaque mois. Un impact certain. Cela pour les site entièrement gratuits comme rue89 ou viatolosa. Le modèle économique des sites payants (toute l’information circule trés vite sur l’internet et se trouve facilement) reste douteux. Mais qu’en est il de la viabilité des sites gratuits ?

Les frais

Hors location de bureaux et charges de personnel, le coût d’une structure éditorial Web est relativement faible. Sans papier, sans encre, sans frais d’impression mais avec quelques centaines d’euros d’hébergement Web et de depôts de noms de domaine, les seuls coûts éventuellement importants sont ceux de publicité.

Hormis le site info à destination du public adolescent du Monde, lepost, aucun des sites dont il est question n’ont, à notre connaissance investi en publicité. En revanche plusieurs scoops leur ont permis de profiter de l’amplification de leurs annonce sur d’autres médias. Chronique de David Abicker sur FranceInfo en tête.

les recettes publicitaires

Les régies professionnelles négocient les principaux bandeaux publicitaires à des tarifs oscillant entre 20 et 40 euros les Mille pages Vues (CPM). La moitié pour l’éditeur, le solde pour la régie.

A ce prix, un trafic de 2 à 3 millions de pages vues chaque mois vaut chiffre d’affaire minimum de 80 000 euros. De quoi, largement, couvrir les frais d’édition, les charges de structure, rassurer les banquiers ou prêteurs et préparer les futurs investissements.

Au delà du Web classique sur ordinateur, le développement de l’internet mobile devrait encore favoriser l’émergence et le poids des nouveaux méidas.


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